LE BASSIN : PLAQUE TOURNANTE OU OBSTACLE

           LE MYSTERE DE L’HELICE A DEUX PALES

Quel curieux titre pour aborder cette nouvelle région du corps, le bassin. Pourtant il est bien justifié.

Vous pouvez peut être prendre le temps de vous livrer à deux expériences qui vont beaucoup vous étonner. Il s’agit :

  • D’une part, de prendre une feuille et un crayon et de dessiner la charpente osseuse du bassin.
  • D’autre part, de prendre un morceau d’argile et de chercher à modeler ce volume, au centre de notre corps.

Le terme de « mystère » est déjà tout à fait acceptable…La prise de conscience de cette structure s’impose d’elle- même.                

REFLEXIONS SUR LA REGION.

Le bassin, centre du Mandala :

La plupart des gens vivent dans l’ignorance la plus totale de leur bassin. Les membres, ça se voit, ça bouge, ça se sent. Le tronc aussi, mais c’est déjà beaucoup plus massif et il y a toute une face qu’on ne voit pas ! La cage thoracique encore, ça peut nous parler, nous voyons les côtes, nous pouvons les tâter, nous sentons que ça respire ! Mais le bassin ! Nous en connaissons peu les reliefs et même si nous les tâtons, nous ne voyons pas trop à quoi ça correspond. On réalise bien ce qu’est le ventre, tout le monde parle de ces « abdominaux » qui font mal dés que commence la période d’activité de gymnastique printanière. Par contre on ne voit pas très bien à quoi correspond cet os au niveau de la taille ni avec quoi il s’articule. Nous réalisons bien que nous sommes  assis sur nos fesses, mais nous ne comprenons pas pourquoi certains sièges nous paraissent si durs, les ischions en position assise n’étant plus recouverts par les fessiers, entrent directement en contact avec le siège, et ils sont ainsi bien perçus. Mais à quoi servent-ils ?

« La stabilité des points d’appui des muscles est la condition d’équilibre, de perfection et de précision du geste » nous dit Georgette Bordier. Le bassin est au cœur de l’acquisition de cette stabilité.

« Toi qui veux savoir comment l’âme habite le corps, tu n’as qu’à regarder comment le corps use de sa quotidienne habitation » Léonard de Vinci. Il nous suffit de regarder le schéma de l’homme inscrit dans une étoile pour nous rendre compte de l’importance de cette région du bassin. Une meilleure compréhension de ce qu’il est nous permettra à bien des niveaux de mieux gérer nos postures et de nombreux fonctionnements physiologiques : respiration, digestion, contention abdominale et périnéale. Une bonne statique du tronc donnera à l’évidence une meilleure dynamique des membres et une plus grande liberté du geste.

Aspect dynamique du bassin :

L’homme a voulu se mettre debout et ceci a modifié totalement la mécanique de son bassin.

Le bassin est une zone carrefour :

  • Récepteur des forces d’en haut, il porte la colonne vertébrale et le poids du haut du corps.
  • Récepteur des forces d’en bas, il reçoit par le fémur la réaction du sol, au poids du corps.
  • Forces d’en haut et d’en bas.

On pourrait aussi se demander à quelle région appartient le bassin en priorité ?

Fait-il partie du tronc ? Oui, il en est le socle, d’où son nom de bassin, vraisemblablement.

Fait il partie des jambes ? Oui, il en est la racine.

Il peut être pris en otage tantôt par l’une, tantôt par l’autre des parties

  • Libre d’antéverser et de rétroverser, il est le socle du tronc.
  • Maintenu rétroversé(ischio jambiers) ou antéversé (quadricepil est pris en otage par les jambes.

Comment parvient-il à ce tour de force ? En modélisant de façon simple, chaque os iliaque a la forme d’une hélice à 2 pâles.

Image

  • La pâle supérieure gère ce qui se passe vers le haut.
  • La pâle inférieure gère ce qui se passe vers le bas.

L’axe de rotation se fait autour du cotyle où s’emboîtent les têtes de fémur, c’est l’articulation de la hanche.

Possibilités d’approche :

Par ailleurs, le bon fonctionnement du bassin semble passer par deux voies complémentaires.

  • D’une part celle des possibilités physiques innées ou acquises par la pratique.
  • D’autre part, celle de la prise de conscience du fonctionnement du bassin et des répercussions qui en découlent tant au niveau des membres inférieurs que de la colonne vertébrale.

Nous verrons que cette prise de conscience nous permet de faire les adaptations qui sont nécessaires à chaque instant.

Le bassin agit comme un démultiplicateur des possibilités de mouvement.

Les moyens de repère :

 En mettant les mains à la taille, nous empaumons la crête iliaque, partie supérieure de l’os.

 A la pointe de la fesse en position assise, nous percevons les ischions.

En avant nous pouvons percevoir la symphyse pubienne.

 Latéralement en haut des cuisses nous sentons le grand trochanter sur le fémur.

 En arrière nous sentons également le sacrum et le coccyx.

Les constituants :

Les éléments en présence sont au nombre de trois : les deux os iliaques et le sacrum.

Du point de vue embryologique, l’os iliaque est formé de 3 constituants :

  • l’ilion
  • l’ischion
  • le pubis.

Lorsque nous considérons la ceinture pelvienne sur son versant externe et postérieur, nous entrons dans l’aspect postural et dynamique du sacrum et de l’articulation de la hanche.

Par contre sur son versant interne et antérieur nous parlons de l’aspect « contenant » et de l’aspect fonctionnel viscéral, voie de passage qu’est l’abdomen.

Nous allons détailler les différents éléments en présence, puis nous étudierons cette fois l’articulation de la hanche.

LES ELEMENTS OSSEUX EN PRESENCE :

Les deux os iliaques et le sacrum forment la ceinture pelvienne.

La forme des os délimite un grand bassin en haut et un petit bassin en bas. L’orifice supérieur du petit bassin est appelé détroit supérieur, l’orifice inférieur est appelé détroit inférieur.

L’os iliaque :

C’est un os plat de forme hélicoïdale, dont les 2 parties supérieure et inférieure sont en torsion l’une sur l’autre.

On lui décrit 2 faces, interne et externe.

On lui décrit 4 bords, supérieur, inférieur, antérieur et postérieur.

        –Sur la face externe on voit :

                  +  Le bord supérieur ou crête iliaque :

                      La partie supérieure concave de bas en haut : C’est la fosse iliaque externe.

La partie moyenne : zone en forme de sphère creuse, c’est le cotyle qui reçoit la tête de fémur.

La partie inférieure est comme un arc osseux entourant un trou, le trou obturateur. La région antérieure est le pubis. La région postérieure est l’ischion.

                         + Le bord antérieur présente une succession de creux et de saillies :

                            L’EIAS (épine iliaque antéro supérieure) partie la plus avancée de la crête Iliaque, point de repère des mouvements du bassin.

L’EIAI (épine iliaque antéro inférieure)    

                            L’épine du pubis.

                         + Le bord postérieur présente une succession de creux et de saillies :

                            L’EIPS (épine iliaque postéro supérieure)

                            L’EIPI (épine iliaque postéro inférieure)

                            La grande échancrure sciatique, l’épine sciatique, la petite échancrure  sciatique, la tubérosité ischiatique : partie de l’os sur laquelle on s’assoit.

        -Sur la face interne on voit :

                            La fosse iliaque interne, une crête oblique, la ligne innominée qui forme la limite entre le grand et le petit bassin. Le pourtour du trou obturateur, la surface articulaire entre les branches pubiennes.

Le sacrum :

C’est un os médian et postérieur, situé entre les 2 os iliaques. Il est de forme triangulaire. Il est constitué par la fusion des 5 vertèbres sacrées.

        -Sa face antérieure est concave. Au centre on reconnaît la forme des corps vertébraux, séparés par des crêtes horizontales représentant les disques. La partie la plus haute fait saillie dans le bassin, c’est le promontoire. Latéralement, on retrouve les trous sacrés antérieurs prolongés en dehors par les rainures. De là sortent les branches antérieures des nerfs sacrés.

        –La face supérieure présente au centre, le plateau sacré, face supérieure de la première vertèbre sacrée. Sur ce plateau repose le disque  L5-S1 et la 5éme vertèbre lombaire.

          En arrière du plateau sacré, le canal sacré fait suite au canal rachidien. Latéralement se trouvent les ailerons sacrés.

        –La face postérieure est convexe. De la ligne médiane vers le dehors, on trouve de chaque côté : la crête sacrée, la gouttière sacrée, les tubercules postérieurs et internes, les trous sacrés postérieurs et internes, par où sortent les branches postérieures des nerfs sacrés, les tubercules sacrés postérieurs et externes.

        –La face externe  est d’aspect triangulaire. On y retrouve une surface articulaire avec les os iliaques,  en forme de croissant un peu concave : la facette auriculaire.

Le coccyx :

C’est un petit os triangulaire représentant la fusion de 3 à 5 vertèbres, moins reconnaissables que celle du sacrum. Le coccyx est articulé avec le sacrum par une surface de forme ovale.

Le fémur :

L’extrémité supérieure du fémur est constituée de 2 tubérosités, du col et de la tête fémorale. Les 2 tubérosités, grand et petit trochanter servent d’attache à des muscles puissants de la locomotion. .

Le col, bras de levier osseux éloigne la tête fémorale des muscles qui mobilisent l’articulation. La particularité du col fémoral tient à sa direction en avant et en dedans du fait que les muscles extenseurs du fémur, dans la course et le redressement du tronc, tractent le grand trochanter à l’arrière.

Sa longueur est variable 3,5 à 4,5 cm plus court en général chez les sujets brévilignes, ce qui tend à restreindre l’amplitude des mouvements. Par sa forme sphérique, la tête fémorale autorise une grande mobilité de la ceinture pelvienne ou du fémur.

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LES ARTICULATIONS DE LA CEINTURE PELVIENNE :

La ceinture pelvienne présente un cahier des charges bien particulier. Elle doit allier stabilité et amplitudes de mouvement.

L’articulation sacro- iliaque :

        -Description :

Elle met en présence les deux auricules situés sur l’iliaque et le sacrum. L’auricule du sacrum est légèrement concave, l’auricule de l’iliaque est légèrement convexe.

        -Stabilité :

         Le sacrum est donc enfoncé comme un coin entre les deux os iliaques. Il est à la fois

                        /Clé de voûte, si on considère la partie inférieure du corps . Les membres inférieurs étant comme deux colonnes, le bassin étant une ogive, le sacrum devient clé de voûte.

                        /Socle, si nous considérons la partie supérieure du corps, la colonne vertébrale qui porte la tête et nous verticalise, est posée sur ce plateau.

fig : charnière lombo-sacrée.

         Jeu des forces venant du haut :

Le sacrum a une certaine mobilité, le promontoire et le plateau sacré sont un peu  inclinés en avant, le corps de la 5ème vertèbre lombaire et le disque entre cette vertèbre et la 1ère sacrée sont un peu moins haut en arrière qu’en avant.

Le poids du corps arrivant sur L5 se décompose en 2 forces :

L’une qui tend à faire glisser la L5 en avant

L’autre qui l’applique sur le plateau sacré entraînant une bascule en arrière par rapport aux os iliaques.

Si le plateau sacré est très incliné, la force de glissement peut devenir très importante. La vertèbre est davantage retenue par la butée des apophyses articulaires en arrière.

En position debout, par le jeu de ces forces, l’ouverture supérieure du bassin, du promontoire au pubis, diminue. Par contre l’ouverture inférieure, de la pointe du sacrum au pubis, augmente. Dans cette position le sacrum maintient moins fortement l’écartement des ailes iliaques qui se rapprochent.

En position couchée, la contrainte s’exerce en sens inverse. C’est la nutation, le détroit supérieur est diminué d’avant en arrière. Les 2 diamètres du détroit inférieur s’agrandissent.

Jeu des forces venant du bas : relations entre l’articulation coxo-fémorale et la sacro-iliaque.

Réciproquement le mouvement des os iliaques a une action sur le sacrum.

Dans la position debout les effets de la réaction du sol contre le rebord du cotyle provoquent une contrainte en sens inverse de l’os iliaque sur le sacrum qui a tendance à accentuer le mouvement du promontoire vers l’avant. C’est le cas dans les sauts par exemple, la réaction du sol est très forte. En position assise classique sur une chaise, cette réaction ne joue pas, les ischions étant directement posés.

Les efforts sur le rebord du cotyle sont également très grands dans tous les mouvements de flexion du bassin sur le fémur, dans le passage de la position allongée à la position assise.

Dans les mouvements qui requièrent une flexion-extension des cuisses sur le bassin, il est nécessaire de stabiliser le bassin, sinon la sacro-iliaque va connaître des mouvements de friction tout à fait dommageables. De même une conscience des mouvements de la jonction L5-S1 permettra une stabilité du jeu entre le bassin et la colonne lombaire.

   La symphyse pubienne :

   C’est l’articulation entre les branches pubiennes. Elle est très peu mobile. 

La hanche ou articulation coxo-fémorale :

/C’est l’articulation proximale du membre inférieur, reliant le fémur au bassin. Sa stabilité et la puissance de sa musculature sont nécessaire à la station debout et à la marche. De nombreuses activités physiques requièrent une grande amplitude de cette articulation. Sans indépendance et liberté articulaire, les régions sus jacentes, lombo- pelvienne, et sous jacentes, genou et pied, ne peuvent évoluer à leur tour, dans toutes leurs possibilités.

/La tête du fémur forme les 2/3 d’une sphère orientée en haut, en dedans et en avant. Elle s’emboîte dans la cavité articulaire dite cotyloïde demi-sphérique de l’os iliaque, orientée en bas, en dehors, en avant.

/Le repère morphologique de cette articulation profonde est le grand trochanter.

/Le col du fémur porte le poids du corps debout « comme une console », il sert à soutenir la corniche que forme le rebord supérieur du cotyle.

A la pesanteur, s’oppose la réaction du sol transmise par les fémurs. Plus le col est horizontal, meilleur est l’appui au sol.

   L’angle formé par la direction du col et du corps est égal ou inférieur à 125 degrés. Les caractères du col peuvent être différents. Un col court et large et une tête peu sphérique sont favorables aux qualités statiques La longueur du bras de levier du col donne une plus grande amplitude de mouvements pour un moindre effort musculaire. La longueur du col contribue à retarder la butée du grand trochanter contre l’os iliaque dans les mouvements sur le côté. Un col dont l’axe est en dehors, est favorable aux déplacements dans toutes les directions. Plus la tête est sphérique meilleure est l’amplitude.

LES JOINTURES :

Les articulations sont maintenues et protégées par des structures à la fois souples et solides : ligaments, capsules, disques et cartilages.

fig : les ligaments du bassin.

La stabilité du bassin :

La structure ligamentaire assure la rigidité de la ceinture pelvienne. Elle solidarise les 2 os iliaques, elle assure l’encastrement du sacrum.

Le trajet des ligaments suit les lignes de force du tissu osseux. Il existe 3 grands groupes ligamentaires.

. Au niveau de la symphyse, en avant.

.En arrière, en bas, du sacrum à l’ischion et du sacrum à l’iliaque.

. En arrière, en haut, des dernières lombaires aux crêtes iliaques.

/En avant :

. Le ligament de la symphyse pubienne, fibro- cartilagineux. Il est renforcé par une capsule fibreuse.

. Le ligament de l’arcade crurale : des épines iliaques antérieures au pubis, lieu d’insertion des muscles abdominaux.

/ En arrière :

. Du sacrum à l’ischion : Les ligaments sacro- sciatiques évitent l’écartement des 2 os. C’est à dire l’oscillation du sacrum en haut et en arrière, l’oscillation inverse de l’iliaque, en haut et en avant.

Le grand et le petit ligament s’entrecroisent et forment deux échancrures à travers lesquelles passent deux muscles profonds reliant le bassin au fémur. Par l’échancrure supérieure passent les nerfs sciatiques.

. Du sacrum à l’os iliaque : les ligaments sacro- iliaques renforcent la capsule articulaire. 

. Des dernières lombaires aux crêtes iliaques : c’est l’amarrage postérieur qui assure la stabilité de la colonne vertébrale.

Les ligaments antérieurs retiennent la bascule du promontoire en avant. Un déséquilibre du bassin, des déviations latérales acquises ou passagères vont déséquilibrer la tension des haubans de suspension. Une distension des ligaments du côté opposé à l’inclinaison sur le côté ou une cambrure exagérée, vont tirailler constamment le ligament reliant la L4 à la crête iliaque.

La hanche :

/L’emboîtement des surfaces articulaires de la hanche est accentué par la présence d’un bourrelet de cartilage tout autour de la cavité cotyloïde. Là où s’exercent les pressions les plus fortes, en appui, le bourrelet est encore plus épais c’est à dire en haut et en arrière du cotyle et au centre de la surface articulaire fémorale.

. Ligament antérieur, ligament ilio-fémoral ou ligament de Bertin supérieur et moyen, disposés en Z.

.Ligament postérieur ischio-fémoral.

. Ligament pubo-fémoral, inférieur.

.Le ligament rond relie le fond de la cavité à la tête. Une artère passe dans ce ligament elle nourrit l’articulation. La plus grande partie de l’appareil ligamentaire de la hanche est situé en avant de celle ci. Elle retient principalement les mouvements d’extension. Ce sont les ligaments qui assurent la stabilité antérieure de la hanche.

/ La capsule est lâche mais résistante. Les ligaments ont une direction générale spiralée autour de la tête fémorale. Suivant les mouvements, les différences de tension vont laisser le jeu d’un côté et le limiter de l’autre :

      .

En position debout : la tension des ligaments est moyenne.

En flexion : ils sont tous détendus.

En extension : ils sont tous tendus, l’articulation est verrouillée.

En abduction : le faisceau supérieur est détendu, le faisceau inférieur est tendu.

En adduction c’est l’inverse.

En rotation interne : ils sont tous détendus en avant, le ligament postérieur est tendu.

En rotation externe : ils sont tous tendus, le ligament postérieur est détendu.

La flexion et la rotation interne détendent les ligaments.

L’extension et la rotation externe les tendent.

Remarque : lors de la rotation externe de hanche et l’anteversion du bassin. Si la rotation en dehors tend les ligaments antérieurs, un relâchement se produira quand le bassin se mettra en flexion. Les insertions des ligaments sur l’os iliaque sont alors attirées vers le bas. C’est une attitude de compensation tant que l’élasticité des ligaments n’est pas suffisante.

Dans l’attitude : abduction du fémur, flexion, rotation externe, l’amplitude du mouvement est plus grande que dans l’abduction pure. Le ligament postérieur tendu dans l’abduction pure se détend avec la rotation en dehors. Le pubo fémoral au lieu d’être tendu directement par la rencontre de la tête du fémur qu’il soutient en écharpe dans l’abduction pure, est reporté en avant et traverse obliquement le col.

Le ligament de Bertin est moins tendu du fait du déroulement, en arrière du col. Plus la jambe se lève plus il se détend surtout dans sa partie haute. La flexion facilite la rotation externe. Elle dévérouille l’articulation. Un travail régulier d’assouplissement est sans danger pour les ligaments de la hanche.

(Le travail musculaire sera étudié ultérieurement)

MOUVEMENTS ARTICULAIRES :

L’os iliaque étant supposé fixe, le fémur se déplaçant :

La flexion : elle rapproche la face antérieure de la cuisse et le tronc. La flexion passive est plus ample car les muscles fléchisseurs sont plus détendus. La flexion est plus limitée sur un genou en extension, en effet les ischio- jambiers sont alors étirés, ils ont tendance à tracter le bassin en rétroversion.

L’extension : Elle rapproche la face postérieure de la cuisse et le tronc. L’extension est limitée sur un bassin stabilisé. Ce mouvement pur est mélangé à d’autres mouvements pour donner une impression d’amplitude. Vers le haut du corps s’y ajoute une lordose lombaire. Vers le bas du corps s’y ajoute une rotation externe de la hanche opposée.

L’extension est facilitée sur un genou tendu. Elle est limitée sur un genou fléchi, le muscle droit antérieur de la cuisse étant étiré, tracte son point d’attache supérieur, l’EIAI.Il tracte donc en avant la pâle supérieure de l’hélice et antéverse le bassin.

   L’adduction : la cuisse se déplace vers la ligne médiane.

L’abduction : la cuisse s’écarte de la ligne médiane.

En position neutre, elle ne dépasse pas 40 degrés car la partie supérieure du col bute sur le toit du cotyle.

En rotation externe, elle est beaucoup plus ample car la partie antérieure ou inférieure du col ne bute  pas sur le cotyle.

La rotation interne : fait tourner le fémur  sur son axe, le pied s’oriente en dedans.

   La rotation externe : fait tourner le fémur sur son axe, le pied s’oriente en dehors.

 L’os iliaque se déplace sur le fémur, supposé fixe : on prend comme repère l’EIAS.

Mouvements dans le plan sagittal : les deux os iliaques tournent en même temps. Ce mouvement se fait autour d’un axe horizontal  passant par le centre des têtes de fémur.

Anté version : le bassin bascule en avant, la colonne lombaire a tendance à lordoser.

    Rétro version :le bassin bascule en arrière, la lordose s’efface.

    Anté flexion : le tronc restant monolithique, il y a flexion du tronc sur les membres inférieurs.

    Rétro flexion : le tronc restant monolithique, il y a ouverture de l’angle précédent ou même une extension par rapport à la verticale

   En appui sur un pied :

  Le bassin peut s’incliner en dedans ou en dehors.

  Il peut aussi tourner en dedans ou en dehors.

  Autres mouvements : ils sont moins visibles.

  Mouvements dans le plan frontal : Abduction, adduction de l’iliaque.

  Mouvements dans le plan horizontal.

  Par ailleurs nous retrouvons les mouvements conjugués avec ceux du sacrum et les nombreux mouvements asymétriques des 3 os entre eux. En effet le bassin doit pouvoir répondre à toutes les contraintes en s’adaptant.

  OBSERVATIONS :

La quadrupédie de l’enfance :

La tête de fémur a une action de modelage sur le cotyle. Il est recommandé de laisser les enfants marcher à quatre pattes aussi longtemps qu’ils le souhaitent, sans les pousser à marcher debout. Le poids du corps apportant des pressions du haut vers le bas, le travail formateur de la tête est entravé. Cette remarque nous permet de voir que la nature a prévu ici du « sur mesure » et que l’adaptation de la tête à son logement est telle que la moindre pression de la part du membre inférieur aura une répercussion immédiate sur le bassin.

Biomécanique dans la statique et dans la marche :

En position statique et dans la marche, la tête fémorale se dégage à l’avant du cotyle. De ce fait  le système capsulo-ligamentaire est très sollicité dans son rôle de contention. Il doit rester suffisamment souple pour ne pas restreindre la mobilité globale.

En position de fonction, la flexion de la hanche centre la tête fémorale dans la cavité, augmentant la congruence articulaire. La position en demi- flexion de la hanche est naturellement employée dans de nombreuses activités physiques et encore plus durant les efforts. La disposition des ligaments est telle qu’ils limitent spécialement l’extension de la hanche. La raideur se fait toujours au détriment de l’extension. La déambulation exige principalement une souplesse en extension et une ouverture de hanche.

A l’image du genou et du pied, les mouvements de flexion extension dominent. La cuisse doit aller aisément au contact du tronc, sans renversement du bassin en arrière. Dans l’extension le fémur va normalement très en arrière de l’axe vertical sans mobiliser le bassin. C’est indispensable pour la statique corporelle et la qualité de la locomotion.

La mobilité de la hanche est sollicitée selon 2 modèles :

  • Soit par déplacement de la cuisse aussi bien en phase de suspension que de propulsion. La rondeur de la tête fémorale oriente les mouvements du membre inférieur dans l’espace et le positionnement du pied dans le sol.
  • Soit par déplacement du tronc par rapport au membre inférieur. Phase où le pied est en appui au sol et c’est le bassin qui vient tourner sur la tête fémorale.

 La hanche combine un rôle de support et de rotule du mouvement.

La bascule antero-postérieure :

Les mouvements d’anteversion, rétroversion et les mouvements d’anteflexion, rétroflexion précédemment évoqués, sont souvent confondus car ils apparaissent le plus souvent ensemble dans la pratique. C’est pourquoi il est important de s’habituer à bien les conscientiser car sinon ils se font à notre insu.

 Une instabilité du bassin va apporter des  modifications des courbures du rachis. Les petits mouvements d’adaptation sont fréquents dans la vie courante. Nous pouvons les observer facilement lorsque nous sommes assis sur une chaise et dans toutes les postures d’assise symétriques ou asymétriques. Dans un premier temps l’écolier plein de dynamisme se tient bien  droit derrière son pupitre. L’élan de l’attention peut même l’amener dans une attitude d’ouverture avec cambrure et hyperlordose. Le temps passant, la lassitude venant, accompagnant l’hypoglycémie de 11heures, peu à peu le bassin bascule dans une attitude qui évoque un retrait psychologique. L’attention et la force vitale se retirent également. L’enfant se retrouve avachi contre son dossier.

L’auto grandissement :

La prise de conscience de la verticalité du bassin favorise l’effacement d’une hyper lordose créée par une trop forte antéversion du bassin. La correction de la rétroversion du bassin permet de réduire la voussure des lombaires et de retrouver l’élan de la colonne. Nous retrouverons ceci en étudiant le jeu musculaire.

Le guidage du bassin par les jambes :

fig : appui sur le cotyle.

– En statique : Samasthiti.

 Nous voyons d’emblée que la tête du fémur peut appuyer sur n’importe quel point de son logement, la cavité cotyloïde. En dehors de toute asymétrie du bassin :

     . quand le pied est en varus (appui préférentiel sur son bord externe) : il se produit une rotation externe de l’axe du membre inférieur.

       La tête de fémur va appuyer avec plus de force sur la partie antérieure de son cotyle. La partie basse de l’hélice va être poussée en avant. Il s’ensuit que la partie haute va être poussée en arrière. Le sacrum va se verticaliser. Le creux lombaire s’atténue et le dos s’aplatit quand le bassin se verticalise ainsi.

     . quand le pied est en valgus (appui sur le bord interne) : il se produit une rotation interne de l’axe du membre inférieur.La tête de fémur va appuyer avec plus de force sur la partie postérieure de son cotyle. La partie basse de l’hélice va être poussée en arrière, il s’ensuit que la partie haute va être poussée en avant. Le sacrum va s’horizontaliser, le creux lombaire augmente.

Il convient donc de bien placer le pied, comme nous l’avons déjà évoqué.

– En dynamique : exemple de Parsva Uttanasana.

Il se produit un guidage identique pour placer le bassin dans ses axes. Si l’hémi bassin du côté dela jambe avant se déplace lui aussi en avant, lors de la flexion se produira un travail asymétriqueau niveau du dos. Les muscles para vertébraux de l’hémicorps de la jambe postérieure paraissent surélevés par rapport à l’autre côté. La conscience posée sur le bon placement du bassin dans ses axes évitera ce travail défectueux.

L’assouplissement de l’articulation :

  assouplissement de la hanche.

Il existe de nombreuses solutions pour assouplir l’articulation. La flexion, abduction, en accroupi est très favorable. Dans cette posture la flexion s’intensifie. La posture devient très efficace quand le dos se redresse et qu’il est établi un contre appui entre les genoux et les coudes, les mains étant pressées l’une contre l’autre.   

La bascule latérale : ces mouvements évoquent ceux des plateaux d’une balance.

  En statique : lorsque les membres inférieurs sont de longueur inégale, il existe un défaut de posturologie qui retentit sur le bassin.  

         Lorsqu’on porte une charge, on réagit souvent par un déhanchement pour rétablir l’équilibre autour du centre de gravité.

     En dynamique :

/Dans les postures d’équilibre sur un pied, quand le bassin n’est pas « stabilisé » il ne sait pas garder son axe horizontal et penche vers la jambe d’appui créant une forte contrainte dans l’articulation coxo fémorale.

/Lors d’une flexion en planche, l’anteflexion du bassin est souvent accompagnée d’une rotation du bassin sur la hanche d’appui pour donner l’illusion d’extension.

 Mouvements de rotation du bassin sur son axe :

Ils ont lieu à partir de la lombo-sacrée. Ils provoquent des torsions axiales des vertèbres. Les torsions axiales sont étagées et normalement harmonieusement réparties entre la ceinture pelvienne et la ceinture scapulaire. , les vertèbres et les disques tournant les uns sur les autres comme une pile d’assiettes bien parallèles. Malheureusement ce mouvement est souvent accompagné d’un mouvement d’inclinaison rotation, «  le désir d’aller plus loin » dans la posture avec notre œil extérieur étant toujours très fort. Malheureusement ce mouvement est très préjudiciable à toutes les personnes qui ont une région lombo-sacrée instable et fragile.

Les mouvements conjugués :

Le plus souvent les mouvements de la hanche s’additionnent, abduction, rotation externe, flexion. La rotation externe est plus ample après une flexion de la cuisse sur le bassin.

En fait la rotation externe débloque l’articulation de la hanche pour les mouvements de la cuisse dans toutes les directions et les déplacements latéraux.

La position naturelle de la hanche sans rotation en dehors favorise la stabilité transversale au détriment de l’amplitude des mouvements.

   Exemple de solidarité des articulations :  hanche,  genou,  cheville : Le triangle.

  fig : solidarité dans le membre inférieur.

Le fémur et le tibia doivent se déplacer dans un même plan vertical. Si le fémur est oblique en dedans par rapport à un plan vertical passant par la hanche et le pied, un mouvement de latéralité interne se produira. Le ligament latéral interne du genou va en souffrir. Le tibia lui- même oblique par rapport à ce plan entraînera la cheville en latéralité interne. La voûte plantaire est alors effondrée. La rotation externe insuffisante du fémur en est la cause. En position debout, la rotation en dehors en dedans du col entraîne dans le mouvement toute la jambe et le pied, d’où son importance dans toutes les postures.

Position de stabilité ou de repos :

La position où les surfaces articulaires ont le maximum de contact est une combinaison de   flexion, abduction, rotation externe. C’est une position spontanée de repos, mais c’est aussi une position de stabilité avant l’action.

POUR NOUS RÉSUMER

Il est intéressant de savoir que la mobilisation de faible amplitude, quelques degrés, à la racine d’un membre amène, à l’autre bout du membre un déplacement de quelques centimètres.

Il est donc possible de s’intéresser à la racine du mouvement par le travail des contractions musculaires des groupes musculaires agonistes et antagonistes. Elles sont très facilitatrices pour localiser les obstacles et améliorer les postures. Elles permettent de bien placer la conscience dans le bassin.

  L’axe principal du mouvement au niveau de cette articulation est l’axe passant par les deux têtes de fémur. Il permet les mouvements dans l’axe sagittal. Pourtant il est très important de mettre aussi l’accent sur les mouvements de rotation externe de jambe car ils libèrent énormément le fonctionnement de la hanche mais aussi de tout le membre inférieur. Cette liberté dans la hanche étant sans doute supposée acquise en Orient où la position assise à terre était fréquente. Nos sièges occidentaux nous ont largement aidé à nous enraidir  à ce niveau.

L’étude des actions musculaires va nous permettre par la suite de compléter l’étude appliquée aux postures, les fondements de la dynamique ostéo-articulaire ayant ainsi été posés.

LES MUSCLES DU BASSIN

Nous sommes au niveau du bassin, dans une zone carrefour. Les muscles sont très nombreux. Tous les agencements musculaires, en chaînes, en nappes, rendent compte de la flexibilité des mouvements, des véritables fondus enchaînés que nous sommes capables d’effectuer. Un mouvement est rarement pur dans une seule direction. Etant donné la forme de certaines articulations il s’agit souvent de trajectoires arrondies et spiralées. La recherche de la liberté de l’articulation de la hanche est indispensable au travail préliminaire dans de très nombreuses postures. Au niveau de la hanche se trouve la plus forte masse musculaire du corps.

fig : amplitude des mouvements de la hanche

Certains muscles sont très grands. Ceci explique que :

-1 : leur surface d’attache étant parfois importante, les différents faisceaux peuvent permettre des actions différentes.

-2 : comme ils sont grands, ils ne concernent  pas uniquement la hanche, mais aussi le genou en dessous et la colonne vertébrale au dessus.

Certes il est utile de connaître les muscles. C’est un travail assez long qui peut paraître fastidieux.  Il est également utile de connaître leurs fonctions. C’est un travail complexe car le même muscle a des actions complémentaires suivant la partie du corps qui est fixe et celle qui est mobile et suivant la position respective  des différents segments du corps au départ de la posture. Il paraît donc plus pratique de voir les muscles sous l’aspect  de nappes ou de chaînes et de saisir les mouvements complémentaires des muscles agonistes et antagonistes et ce qu’ils nous permettent d’effectuer. Peu à peu les différents chemins viennent se compléter et tout s’éclaire.

Mode d’organisation des muscles:

Les chaînes musculaires:

Les muscles sont agencés comme de véritables tresses,  reliant entre elles différentes régions et permettant à la dynamique du mouvement de passer d’un étage à l’autre. Un maillon commence quand un autre finit. Nous pouvons prendre comme exemple le segment constitué par le psoas-iliaque, les petit et moyen fessiers, et les adducteurs. Le psoas est étagé de D12 au petit trochanter, les petit et moyen fessiers sont au niveau de la hanche elle même, les adducteurs vont du pubis jusqu’à la patte d’oie sur la partie haute du  tibia.

Les nappes musculaires :

Toujours en observant un schéma global nous pouvons voir que les différents muscles sont associés en nappes plus ou moins profondes. Si nous prenons l’exemple de la partie profonde de la fesse, nous voyons sous le grand et le moyen fessier, apparaître une nappe qui comporte d’avant en arrière et de bas en haut, le petit fessier, le pyramidal, le jumeau supérieur, l’obturateur interne, le jumeau inférieur, le carré crural et qui se continue par le petit adducteur et le grand adducteur.

Ces constatations nous permettent de retrouver une notion très intéressante dans la préparation des postures de yoga. Cette notion nous permet d’affiner notre écoute et notre esprit d’observation. Ce faisant elle absorbe au maximum l’aspect sensoriel du mental qui étant ainsi occupé va se calmer. En effet, lorsque le cerveau est absorbé dans sa fonction d ‘écoute du ressenti, la fonction discours en boucle disparaît.

Nous pouvons prendre comme exemple, la préparation de la posture       « avec le mur ».

Nous voyons qu’il est possible de poser de nombreuses variables, le bassin  restant stable dans les 3 axes, sagittal, frontal et vertical.

la posture au mur

-1 : la longueur du pas.

-2 : l’éloignement par rapport au mur.

-3 : l’ouverture du pied postérieur.

-4 : l’intensité de la flexion du genou.

-5 : la posture symétrique ou asymétrique des bras.

-6 : leur hauteur sur le mur.

-7 : leur écartement.

Cette posture étant prise des 2 côtés. Au travers de cet exercice nous allons saisir cette notion de chaînes et de nappes. Chaque changement de donnée amène un travail de conscientisation et d’assouplissement et tonification d’un nouveau secteur.

Les muscles agonistes et antagonistes :

 

On définit ainsi le muscle qui fait une action et celui qui s’oppose à cette action. Ici aussi nous pouvons faire intervenir l’association des paires d’opposés, extenseur fléchisseur, adducteur abducteur, rotateur interne rotateur externe. Comme exemple de muscles antagonistes, nous pouvons prendre celui des ischiojambiers qui sont des fléchisseurs des genoux, alors que le quadriceps est extenseur des genoux. Peu à peu, à force d’écoute fine, nous parvenons à percevoir si la posture ne peut pas se placer du fait de la faiblesse d’un agoniste ou de la trop forte résistance d’un antagoniste. La notion d’inhibition compétitrice complète le travail. Lors de la contraction d ‘un muscle agoniste (par ex. le quadriceps ), le muscle antagoniste (ici le groupe des ischio-jambiers)se détend et se laisse étirer.

Les muscles du bassin :

Ils peuvent être classés de différentes façons, nous retiendrons la classification par secteur et celle par action.

-classification par secteur :

        = Muscles antérieurs de la cuisse : ou muscle quadriceps, composé de 4 muscles.

         Le muscle crural : le plus profond.

          Le vaste interne.

          Le vaste externe.

          Le droit antérieur : il naît sur l’EIAS.

          Le couturier : il naît sur l’EIAS. C’est un muscle qui croise en surface le muscle quadriceps

        =Muscles postérieurs de la cuisse : ou muscles ischio jambiers.

          Muscle biceps crural.

          Muscle demi tendineux.

          Muscle demi membraneux

          Ils naissent sur l’ischion et se terminent au niveau de la jambe respectivement sur la tête du péroné et le tibia.

          =Muscles internes de la cuisse : Les adducteurs, de haut en bas :

          Muscle pectiné

          Le petit adducteur

          Le moyen adducteur

          Le grand adducteur : avec un faisceau moyen et un faisceau vertical, appelé le droit interne, plus superficiel.

          =Muscles dorsaux de la hanche :

          . Le groupe antérieur : avec insertion sur le petit trochanter.

            Le muscle psoas : né sur les vertèbres D12 à L5.

            Le muscle iliaque : né sur la face interne de l’os iliaque.

          . Le groupe postérieur : insertion au niveau du grand trochanter et de son prolongement.

            Le muscle pyramidal

            Le petit fessier

            Le moyen fessier

            Le grand fessier et le tenseur du fascia lata.

          =Muscles ventraux de la hanche :

             Muscles profonds, appelés aussi pelvi trochantériens :

            Le muscle carré crural

            L’obturateur interne

            Le jumeau supérieur et l’inférieur.

            L’obturateur externe.

-Les actions musculaires : en observant les différents groupes musculaires en action dans les mouvements de la hanche, nous pouvons nous faire une idée des zones qui vont nous parler le plus. Ceci va aiguiser notre sensibilité et notre désir d ‘approfondir nos connaissances pas à pas dans les postures.

La flexion et l’extension:

Tests:

L’ action principale du bassin se fait dans l’axe antero postérieur,elle concerne le mouvement de flexion extension. On peut assimiler ce mouvement à celui d’une hélice à 2 pales. A chaque instant la posture debout est ajustée dans l’axe sagittal. (antéro-postérieur).

Si nous percevons le bassin comme un volume simple,(comme un parallélépipède rectangle type boîte à chaussures) nous comprenons aisément son fonctionnement.

Quand les 2 os iliaques ont le même mouvement, ce volume pivote autour de l’axe passant par les têtes de fémur. Pour ce faire, il existe des couples musculaires qui actionnent cette poulie.

C’est pourquoi, la raideur ou la laxité d’un de ces groupes musculaires jouent énormément dans la bascule du bassin.

A : Nous pouvons prendre l’exemple de la flexion avant : uttanasana.

fig : test

    1 : Le bassin est pris en otage par les jambes, il retroverse spontanément.

         Dans cette flexion avant nous ne pouvons poser les mains au sol, le dos est arrondi, les genoux ne peuvent se déplier totalement, le pied se verse sur son bord interne ou sur son bord externe. Ici les ischiojambiers sont tendus en «  course courte »(tension concentrique).  Ceci peut être acquis lors de la pratique de sports qui amènent un renforcement des muscles en demi flexion, ski, tennis, judo… Le muscle devient plus fort que souple et cela le fragilise. Il convient de le rééduquer pour lui faire retrouver sa fonction proprioceptive qui lui permet de guider le genou.

  2 : Le bassin est pris en otage par le tronc, il anteverse spontanément.

Dans cette flexion en avant, nous ne pouvons poser les mains au sol, la colonne lombaire garde une lordose ou un méplat. Le haut du dos s’arrondit. Les genoux sont étirés, les ischiojambiers sont tendus en « course longue »(tension excentrique). La contracture la plus intense a lieu au niveau lombaire, les carrés des lombes sont contractés, mais aussi le muscle droit antérieur, ces deux ensembles de muscles étant les antagonistes des ischiojambiers, il convient donc dans un premier temps, de chercher à les travailler en les étirant.

  3 : Enfin les deux zones de contracture peuvent se conjuguer :

Le bassin est pris en otage par le tronc et ante versé. La flexion des genoux est due à la contracture des ischiojambiers. La courbure lombaire en lordose est due à la contracture des carrés des lombes. Le haut du dos est en cyphose. De plus il peut exister une asymétrie de fonctionnement entre les deux côtés.

B : Dans la posture couchée au sol : urdhva prasarita padasana : posture des jambes étendues vers le haut.

En admettant que les deux os iliaques travaillent de façon symétrique. Dans cette posture le tronc est placé à plat sur le sol sans cambrure exagérée, mais cependant respectée. Les jambes sont fléchies à 90 degrés sur le bassin et sont tendues au niveau des genoux. Les pieds sont eux aussi fléchis à 90 degrés sur la jambe .

  1 : En cas de raccourcissement symétrique des ischiojambiers, le bassin est gardé en otage par les jambes.

–        Lors de l’élévation des jambes à 90 degrés, les genoux se fléchissent.

–        Quand on essaye d’allonger les jambes, les fesses se lèvent.

–        Parfois même les genoux se fléchissent et les fesses se lèvent.

 2 : En cas de rétraction des deux carrés des lombes :

La colonne lombaire se lordose quand on met les jambes à la verticale. Plus on monte,  plus les genoux entrent en recurvatum et rotation interne. Les carrés des lombes étant très tendus le bassin est entraîné en antéversion, les ischiojambiers sont étirés, ceci explique le recurvatum des genoux.

  3 : Les deux zones de contractures peuvent coexister :

La lordose coexiste avec un bassin qui  décolle du sol et des jambes fléchies.

Il peut exister une asymétrie de fonctionnement entre les deux côtés et par conséquent des mécanismes plus complexes.

 Exemple des autres postures à angle droit :

Nous voyons que le fait  même de bien placer le bassin, non « tenu en otage » par les membres inférieurs, permet d’effectuer la posture. L’articulation sacro-iliaque joue alors pleinement son rôle d’axe de rotation. Le mouvement du tronc n’entrave pas celui des jambes et celui des jambes ne nuit pas au placement d’un tronc bien étiré.

Il reste alors à observer les différents effets de la pesanteur sur cette « équerre ».

  1 : Dans ardha uttanasana : la posture demi étirée.

Il est demandé de garder les jambes tendues, et de fléchir le tronc en gardant un dos plat ou même en légère extension. Les bras peuvent être placés dans le prolongement du tronc sans trop d’efforts surajoutés.

Nous connaissons bien les adaptations qui nous permettent tantôt de libérer les jambes, tantôt de libérer le tronc. Sur une inspiration, les genoux étant fléchis, nous entrons dans une extension de colonne, et sur l’expire nous acceptons une légère flexion de la colonne tout en entrant dans une extension du membre inférieur.  Ce travail régulier de balancement de l’effort et de la conscience, venant peu à peu harmoniser les différentes parties des chaînes musculaires, petit à  petit la tension des ischiojambiers et des carrés des lombes disparaît.

  2 : Dans adhomukasvanasana : le chien tête en bas.

Peut être pouvons nous expérimenter la posture, talons au sol pour ressentir l’état du bassin et de la colonne, mais ensuite il serait préférable de travailler avec un bassin bien placé pour étirer progressivement les ischio-jambiers (IJ), tonifier les aplombs des bras et placer le bassin et la colonne vertébrale dans un même plan. Le bassin fait alors « partie du tronc ».

  3 : Dans ardha sarvangasana : la posture des quatre membres avec flexion des jambes à 90 degrés.

Nous voyons que si les IJ sont trop contractés, le bassin est gardé en otage par les jambes. Le centre de gravité restant en arrière, il devient difficile de verticaliser le tronc  et de se placer dans la posture. Ici aussi nous pouvons plier les jambes et descendre le centre de gravité. Il devient donc possible de placer correctement le bassin, la colonne et les bras. Ensuite la bonne place du bassin sera confirmée par un travail asymétrique des jambes.

  4 : Dans Sirsasana : posture sur la tête, jambes fléchies à 90 degrés :

Le cas de figure est le même. Dès que le bassin est bien verticalisé, la colonne vertébrale se place dans l’axe, en légère extension et les membres inférieurs décollent sans aucun effort, sans avoir recours à un élan quelconque pour mettre en place la posture. La tête de fémur tourne librement dans le cotyle et en fait les jambes ne pèsent pas si lourd ! Une simple pression sur les coudes au sol va étirer les muscles du haut du dos et les muscles para vertébraux, le bassin alors se verticalise, on évite ainsi d’être placé dans une position en dos rond qui lors d’un malencontreux élan favoriserait une roulade en avant.

  5 : Dans la posture allongée au sol, jambes en élévation, nous retrouvons la posture du test.

Le bassin fait ici « partie du tronc ». Il est bien positionné au sol, avec un léger creux lombaire bien respecté. Les jambes sont montées fléchies, et l’une après l’autre tant que les muscles ne sont pas suffisamment préparés.

  6 : Navasana : posture de la barque.

Ici encore le placement du bassin est très important. Si le bassin est bien placé, la posture peut être tenue dans l’aisance en évitant la roulade en arrière d’un bassin rétroversé. C’est en quelque sorte la posture symétrique du chien tête en bas. Il s’agit surtout de bien conscientiser la position du bassin, le travail des ischions et la place du centre de gravité.

Par ailleurs, plus le bassin peut être maintenu vertical de façon tonique et plus les ischiojambiers sont facilement étirés, plus la posture peut évoluer vers la posture du « héron ».

  Dandasana : la posture du bâton.

Nous voyons dans cette dernière posture que lorsque le bassin est libre, le dos peut même prendre une légère extension, alors que si les IJ tractent avec force sur les ischions ils vont faire avancer la pâle inférieure et donc reculer la pâle supérieure. Le bassin étant en rétroversion, il devient difficile de se redresser.

 Proposition pour conscientiser, assouplir et tonifier le bassin dans l’axe sagittal :

Il existe de nombreuses possibilités pour travailler dans cette direction. L’une d’elle facilite beaucoup les choses.

Dans la posture du chat, sans bouger les repères des quatre appuis, nous pouvons placer le pied droit en dehors de la main droite. Plaçant deux petits blocs de mousse entre les mains, nous pouvons y poser les coudes. Ceci étant une atténuation facilitant l’acquisition de la posture. Nous pouvons dès lors nous livrer à un travail de conscientisation des différentes loges musculaires en pratiquant des contractions isométriques pendant la phase expiratoire.

Dans le membre inférieur situé en avant, nous pouvons ainsi individualiser la loge antérieure dans la cuisse, la loge postérieure et la loge interne. Nous sentons également les muscles au niveau de la fesse, du carré des lombes, des abdominaux, du périnée. Le travail au niveau de la jambe postérieure peut être global ou détaillé également loge par loge. Il se fait ensuite en changeant de côté

L’abduction et l’adduction:

 Le test des adducteurs :

fig : badakonasana

Ce test est simple, il peut se faire en position assise ou allongée.

En position assise au sol, les jambes sont fléchies, les pieds sont serrés. Il s’agit de laisser descendre les genoux de chaque côté. La limitation est variable. Il existe de nombreux exercices pour assouplir et tonifier cette loge. Nous avons ici un bon exemple de la participation de muscles qui à priori ne semblent pas avoir d’action dans l’adduction. Le grand, le moyen, et le petit adducteur agissent, mais aussi le pectinée(le plus haut situé des adducteurs, le grand fessier (muscle dorsal de la hanche), le carré crural et l’obturateur externe (muscles ventraux de la hanche, pelvitrochanteriens), le demi tendineux qui est un ischio-jambier situé dans la partie postero-interne de la cuisse.

Tout se passe comme si la station debout et la marche étant une activité prioritaire pour l’homme, les muscles qui y participent et qui tendent à ramener le membre inférieur dans l’axe, sont nombreux et puissants.

La nappe des adducteurs est parfois très contractée et il est difficile de l’allonger. En effet elle doit s’assouplir, mais elle doit aussi rester bien tonique car il existe des exemples de déchirure musculaire à ce niveau et la récupération de ces muscles est très longue.

De par sa forme en éventail, le grand adducteur a un rôle stabilisateur en ce qui concerne l’antéversion et la rétroversion du bassin. Par contre il est important de se souvenir que dans les postures asymétriques debout , il a une action de rotation interne du bassin sur le fémur. Le bassin perd alors son axe. Il convient donc de le replacer avant tout travail en flexion, extension ou rotation. Lorsque le bassin reste horizontal, dans la marche ou dans la prise d’une posture debout avec un pas en avant, les adducteurs sont  antagonistes du deltoïde fessier.

Possibilités d’approche de la posture:

Plusieurs types de travail sont possibles. Un muscle qui est entraîné uniquement en force a tendance à se raccourcir. Il convient donc d’alterner des exercices d’étirements en dynamique qui échauffent et assouplissent, avec des étirements statiques qui augmentent la longueur du muscle et donnent de l’amplitude à la mobilité articulaire. Enfin les contractions musculaires sur les muscles agonistes et antagonistes complèteront le travail.

Si nous prenons l’exemple de la posture de badakonasana :

a-      Nous pouvons faire un travail en dynamique, en baissant et remontant alternativement les genoux à l’aide des muscles externes de la hanche.

b-      Nous pouvons faire un travail en statique en étirant activement les adducteurs.

c-      Nous pouvons les étirer passivement en appuyant sur les genoux avec les coudes.

d-      Nous pouvons aussi faire un travail de contractions et décontractions : des contractions isométriques douces alternent avec des phases de repos (10 secondes /10 secondes par exemple).

. Travail isométrique des adducteurs : La main étant sur la face interne du genou(dessus)on appuie sur les genoux vers le sol, on contracte ainsi la loge des adducteurs et on résiste à la poussée des mains vers le bas, les genoux veulent remonter.

. Travail isométrique des abducteurs : la main étant sur la face externe du genou(dessous)on essaie de descendre les genoux, la contraction des muscles s’installe si on s’oppose à la descente en appuyant vers le haut avec les mains.

Autres postures concernées par ce travail:

            . Tiryangmukha ekapada pacimottanasana : posture d’étirement postérieur d’une jambe vers l’arrière.

En assise, les deux ischions touchant le sol avec autant d’intensité, le dos étant vertical. Il est possible de régler la tension des adducteurs en faisant reculer plus ou moins le genou de la jambe fléchie. En respirant profondément dans chaque niveau d’angulation, toutes les fibres de l’éventail travaillent successivement.

. Prasarita pada uttanasana : posture de l’étirement intense, jambes écartées.

Il est possible de faire un intéressant travail de conscientisation  sur le jeu associé de la loge interne, adducteurs, et de la loge postérieure, ischiojambiers.

A l’inspire une flexion  des genoux permet de relâcher la tension dans ces deux loges. Le travail en flexion, rotation externe étant ainsi privilégié, le bassin devient libre d’antéverser et de rétroverser. La colonne peut alors entrer facilement en extension. Sur l’expire les genoux étant progressivement retendus, les adducteurs puis les ischiojambiers entrent en étirement, le bassin se fléchit de plus en plus, le tronc et la tête descendent vers le sol. Nous avons ici utilisé le type de travail, en dynamique et l’étirement passif du fait du travail de la pesanteur du tronc. L’écoute doit rester très vigilante, l’écart de jambes ne devant à aucun moment anticiper les possibilités de la nappe des adducteurs.

. Posture allongée, jambes en élévation et écartées :

Le positionnement du corps doit être bien observé, le bassin est posé dans ses axes, les ischions sont comme « assis » sur le mur. De ce fait le sacrum pose bien au sol et il est possible de conserver une petite cambrure lombaire. Les pieds restent à 90 degrés et dans l’axe de la jambe.

-Dans un premier temps, sur quelques respirations on laisse l’abduction naturelle s’installer.

-Dans un second temps, le pied est placé, là où se trouvait le genou. Cette posture en flexion est gardée quelques respirations. Elle permet de détendre d’autres éléments  des nappes et des chaînes musculaires.

-Dans un troisième temps, lorsque le membre inférieur est à nouveau étendu, l’angle d’ouverture a beaucoup progressé.

Nous avons ici utilisé le travail du type « étirement  passif », du fait du travail de la pesanteur, mais il est toujours possible d’y adjoindre des contractions  musculaires rythmées et dosées, des différents groupes musculaires de la région.

La rotation externe et la rotation interne:

Test des rotateurs externes :

  • Le tronc restant vertical, les pieds étant parallèles, bien joints, on effectue une flexion des membres inférieurs, les talons ne décollant pas. Les 3 articulations, hanche, genou, pied, restent bien alignées, la rotule restant dans l’axe du pied, au- dessus du 2ème orteil.
  • Dans un second temps, une rotation externe de hanche permet de placer les pieds en V. Les pointes ne s’écartent que suivant les possibilités d’ouverture du genou et de la hanche. C’est la hanche qui donne l’amplitude du mouvement. Les genoux ne doivent pas se projeter en avant et en dedans du pied. On effectue alors une nouvelle flexion des membres inférieurs.

–        le genou dans l’axe du pied

–        le dos reste droit 

–        on apprécie alors l’amplitude du mouvement.

  • Dans un 3ème temps on accentue l’ouverture des pieds en rotation externe et on reprend les flexions.
  • Dans un 4ème temps de nouvelles positions de pied peuvent être proposées comme dans les postures de base de la danse.

Il convient de ne jamais perdre de vue les critères d’aplomb du pied sur ses 3 points d’appui et d’alignement des 3 articulations du membre inférieur.

Travail anatomique pour la rotation externe :

. La position du bassin conditionne tout le travail de la hanche.

Dés le début du travail en rotation externe de jambe, si la musculature n’y est pas préparée, une compensation s’installe, amenant les fesses en arrière et le dos penché en avant. On ne peut travailler vers la rotation externe de hanche sans un bassin bien stabilisé dans la verticale.

–        la rotation externe provoque une tension ligamentaire et musculaire antérieure. Les éléments antéro internes se trouvent plus contractés que les éléments postéro externes. Dans ces éléments postéro-externes se trouve le grand fessier qui est le plus rotateur externe. Etant relâché, il ne peut jouer son rôle de moteur principal dans l’en dehors.

–        Le redressement du bassin dans la verticale le remet en tension et il redevient moteur puissant de la rotation externe. La stabilité du bassin s’en trouve renforcée latéralement et par là, même la stabilité antéro postérieure devient encore plus aisée au niveau lombaire.

/Les muscles qui participent à la rotation externe du membre inférieur se présentent sous la forme de nappes en éventail, étagées.

. Les pelvi trochanteriens, muscles courts et puissants, capables d’une contraction longue. Le plus important d’entre eux, le pyramidal, naît sur le sacrum. Ils se terminent par une insertion commune sur le grand trochanter. En se contractant, ils font tourner le col du fémur en dehors.

Parmi leurs actions les pelvi trochanteriens assurent une action de « suspension » du bassin qui soulage d’autant la pression due au poids du corps sur les têtes de fémur. Cette suspension évoque un hamac transversal. Les obturateurs interne et externe s’insèrent de part et d’autre de la membrane obturatrice. Leur structure fibro-musculaire leur permet de jouer le rôle d’un gros anneau élastique s’insérant à l’angle du col et du corps du fémur. Cette suspension active augmente les possibilités de réponses du bassin dans les différents axes et soulage beaucoup l’articulation.

fig : suspension du bassin

. Un éventail musculaire, formé par le pectinée et les adducteurs profonds, est situé sous le précédent. Les fibres partent de l’arcade pubienne et de l’ischion et s’attachent sur toute la longueur du fémur. Quand elles se contractent, le  fémur tourne en dehors.

. Les ischio-jambiers, dans la loge postérieure de la cuisse, entraînent toute la jambe en rotation externe.

. L’éventail du deltoïde fessier (grand, moyen, petit fessier et tenseur du fascia-lata), comporte à la fois des fibres profondes et superficielles. Les fibres s’insèrent sur la crête iliaque, la surface externe de l’os iliaque et le sacrum. Elles convergent vers le fascia-lata. Ce muscle participe au réglage de la position de la hanche.

Le plan superficiel du grand fessier étant postérieur, a une action d’extenseur et de rotateur externe de la cuisse. Le tenseur du fascia lata, partie antérieure, a lui une action de rotation interne.

.La nappe du psoas iliaque a, elle aussi, un rôle dans la stabilisation du bassin en vue de la rotation externe de hanche. Le psoas naît de D12 à L5. L’iliaque naît sur la face interne de l’os iliaque. Ils se terminent sur le fémur au niveau du petit trochanter. Quand le fémur est fixe, il fait l’antéversion du bassin. Le petit trochanter étant situé sous le col du fémur, en arrière de la face interne du corps de l’os, lorsque le muscle se contracte, il participe à la rotation externe. C’est surtout lors de la flexion que le psoas devient rotateur externe.

En fait pour certains auteurs, il apparaît que, comme pour le deltoïde fessier, son action serait équilibrante, c’est à dire parfois rotateur interne, parfois rotateur externe.

Application dans quelques postures :

En fait cette rotation externe de hanche peut être considérée de façon bien différente. Chez un auteur occidental comme Georgette Bordier, on pourra lire : « la danse classique, connaît son instrument, elle qui place le buste à partir de l’en dehors ». Chez un auteur oriental comme Iyengar, on lira dans la description de la prise de posture de Padmasana qui demande une bonne rotation externe de hanche « Placez les jambes….Il est rare que les gens qui n’ont pas l’habitude de s’asseoir par terre, aient les genoux souples. Au commencement ils vont ressentir des douleurs épouvantables dans les genoux. Avec de la pratique et de la persévérance, la douleur s’atténuera progressivement et ils pourront rester longtemps dans la posture sans éprouver de la gêne ».

Le yoga nous propose de nombreux moyens d’approche de la rotation externe. Il convient de toujours se souvenir de l’adage « On peut dire , tu, à toutes ses articulations, mais il faut toujours vouvoyer son genou ».C’est pourquoi avant de travailler avec un pied engagé de telle manière que la cheville étant bloquée, la hanche n’étant pas suffisamment préparée, lors de la prise de la posture c’est le genou qui risque de souffrir, on s’assurera que le genou qui fait le dialogue entre la hanche et le pied, ne présente aucune douleur.

La hanche est une articulation très puissante, si lors d’un exercice une douleur apparaît dans un pied au point d’appui sur le sol, c’est l’incapacité de tourner plus avant la hanche qui se fait sentir à ce niveau.

. Des exercices préparatoires asymétriques, peuvent être proposés. On peut prendre les positions allongées, sur le dos ou sur le ventre, puis en assise. Le pied de la jambe pliée est plus ou moins engagé sur la cuisse suivant l’avancement de la rotation externe. Janu sirsasana, posture de la tête sur le genou, fait parti de cette série de postures, ainsi que ardha baddha padmasana paschimottanasana, posture de la pince en demi lotus.

. Le travail du socle de Gomukhasana :

Ce travail est progressif avec une adaptation d’un socle de 2 blocs sous les ischions. Travail très conscient qui permet de percevoir la rotation progressive au niveau des têtes de fémur. En pratiquant les contractions sur les expires, sur les muscles moteurs, rotateurs externes, la posture s’installe peu à peu.

. Le travail du socle du roi des pigeons, Eka Pada Rajakapotasana.

 Au début de l’apprentissage un socle de 2 blocs peut être posé sous l’ ischion de la jambe pliée de manière à entrer dans la rotation externe du membre antérieur, plié en avant, sur un bassin bien placé dans ses 3 axes.

Travail anatomique pour la rotation interne:

Dans le quotidien, la posture debout le plus couramment adoptée se fait naturellement avec un certain degré de flexion et de rotation interne. C’est contre cette évolution que nous avons à travailler. Par contre la rotation interne de hanche plus accentuée est assez délicate. Si nous pensons par exemple à la posture, Virasana, posture du héros, il est demandé de partir à genou, et de s’assoir entre les chevilles, tronc redressé.

Dans cette posture le danger est aux genoux, si la hanche n’est pas suffisamment prête pour passer en rotation interne.

Des enchaînements progressifs à partir de la posture à 4 pattes vont remédier à la difficulté. Le travail de respiration et de contractions dans les zones sensibles, sur les expires, va se révéler particulièrement efficace.

Nous voyons donc que d’un bon positionnement  et d’une conscience précise de celui ci, naît une aisance et une facilité autant dans la posture que dans les mouvements. Une tonicité équilibrée dans les différents muscles, permet un placement antéro-postérieur dans la verticalité ou même dans une légère antéversion qui favorise l’élan du corps. Une facilité vers la rotation externe vient confirmer la solidité du socle. Ces deux éléments apportent une liberté de l’articulation de la hanche.

 Nous allons voir ensuite comment le tronc lui même, grâce aux muscles qui ont une insertion basse sur le bassin, vient  aider le dialogue avec ces muscles qui ont une insertion haute sur le bassin.

Le bassin et les muscles du tronc : ces images qui nous construisent

 

 

Nous avons vu précédemment qu’il est très utile d’avoir la conscience de la position du bassin dans ses axes et de pouvoir le stabiliser.

Nous allons voir comment avoir la possibilité de garder sans contrainte une colonne étirée dans l’axe, dialoguant avec ce bassin bien placé et les effets qui en découlent.

L’image classique des haubans qui attachent le mât du bateau, confirme l’idée de quelque chose de construit et qui va tenir contre vents et marées. C’est bel et bien le cas de notre colonne vertébrale et des rubans de muscles qui l’entourent.

L’image de la plante qui pousse vers le soleil, avec son socle en rosette bien établi dans le sol et sa tige souple et tonique qui s’élance vers le ciel, nous donne bien l’exemple d’aisance et de fermeté, son tropisme est inéluctable.

L’idée du bonhomme Michelin nous apporte la notion de participation de caissons pneumatiques.

L’image de la Montgolfière rend compte du lien entre le bassin et le thorax, de l’équilibre avant arrière et droit gauche pour que la nacelle soit bien stabilisée. Elle rend compte de la poussée verticale ascensionnelle.

Gardant ces images à l’esprit nous allons cheminer vers leur construction.

A/   LES MUSCLES  

 Organisation des muscles de l’abdomen :

Les muscles superficiels :

      .groupe dit «  latéral » : muscle grand oblique, petit oblique et transverse de l’abdomen

      .groupe médian : muscle grand droit de l’abdomen

Les muscles profonds :

       muscle carré des lombes.

       Muscle psoas iliaque.

Description des muscles superficiels 

      . groupe latéral : de la superficie vers la profondeur, on trouve :

         fig : le grand oblique 

          + il naît par 8 digitations sur la face externe des 5ème –12ème côtes. Les plus hautes s’entrecroisent avec celles du grand dentelé.(3) Les plus basses avec celles du grand dorsal.(4)

C’est dire que ces muscles s’insèrent de façon beaucoup plus postérieure que nous le pensons habituellement.

           +Les fibres se dirigent obliquement de haut en bas et d’arrière en avant. Les fibres les plus postérieures descendent presque verticalement jusqu’à la crête iliaque. Les fibres les plus antérieures vont se perdre dans l’aponévrose superficielle(6) dont la partie inférieure se prolonge par l’arcade crurale.

            +Le muscle se termine sur la ligne médiane ou ligne blanche. C’est une zone fibreuse, blanche, par opposition au corps musculaire qui est rouge. Dans cette zone se rencontrent les fibres venant de la droite et de la gauche et aussi les fibres venant des autres muscles latéraux.

        le petit oblique : muscle en éventail.

fig : le petit oblique et le transverse

            + il naît sur l’aponévrose lombaire,(c’est dire qu’il est lui aussi plus postérieur qu’on ne le pense.) sur la crête iliaque et l’arcade crurale.

             + les fibres se dirigent obliquement de bas en haut et d’arrière en avant. Elles croisent en X les fibres du grand oblique.

             +Le muscle se termine en haut sur les 3 dernières côtes et dans sa partie basse sur une aponévrose. Cette aponévrose se divise en 2 feuillets antérieur et postérieur qui dans la partie moyenne du ventre vont former une gaine pour les grands droits. Les feuillets de droite et de gauche s’unissent sur la ligne médiane.

       -le transverse :

             +il naît par 6 digitations qui s’entrecroisent avec celles du diaphragme, sur la face interne des cartilages costaux de la 7ème à la 12ème côte. Il naît aussi sur l’aponévrose lombaire, sur la partie interne de la crête iliaque et sur l’arcade crurale.

             + les fibres ont un trajet horizontal.

             +Le muscle se termine sur l’aponévrose du transverse, la droite et la gauche se rejoignent sur la ligne médiane. Cette aponévrose forme un feuillet qui dans sa partie haute va contribuer à la constitution de la partie postérieure de la gaine des grands droits, et dans sa partie basse va contribuer à la constitution de la partie antérieure de cette gaine.

On nomme ce groupe, « groupe latéral », mais en fait en respirant, nous percevons bien ces muscles sur l’avant de l’abdomen, sur les côtés et aussi en arrière.

    . Le groupe médian :

      Le muscle grand droit de l’abdomen.

fig :  le grand droit

      Il naît sur la face externe des 5ème-7ème cartilages costaux et l’appendice xiphoïde.

      Les fibres se dirigent de haut en bas. Sur le trajet du muscle on remarque des intersections tendineuses horizontales.

      Il se termine sur le pubis.

Au niveau de la partie basse des grands droits passent les aponévroses de tous les muscles latéraux.

Description des muscles profonds :

  • Le muscle psoas iliaque :

fig : le psoas iliaque et le carré des lombes

Il naît en un faisceau superficiel de D12 à L4 et un faisceau profond de L1 à L5. Le muscle iliaque naît de la face interne de l’os iliaque. Les corps charnus des muscles se dirigent en bas et en dehors.

Le psoas et l’iliaque se terminent ensemble sur le petit trochanter sur le fémur.

  • Le carré des lombes :

Un 1er groupe de fibres naît sur la dernière côte et va jusqu’à la crête iliaque. Elles sont verticales. Un 2ème groupe naît sur la dernière côte et va aux apophyses transverses des 5 lombaires. Elles sont obliques. Le 3ème groupe va de la crête iliaque aux apophyses transverses des 4 premières lombaires. Elles sont obliques.

Description des muscles postérieurs :

fig : les spinaux

Ces muscles seront vus dans leur ensemble avec la colonne vertébrale.

Nous observerons cependant 2 de ces muscles ayant une insertion basse sur le bassin.

Ils naissent d’une masse commune qui s’attache par une aponévrose sur le sacrum, la crête iliaque et l’aponévrose lombaire. Puis ils montent de proche en proche jusque dans la région du cou.

  • Le long dorsal :

C’est le plus interne et le plus profond. Ses fibres montent dans une gouttière formée par la vertèbre et la côte.

  • Le muscle ilio costal : il comporte plusieurs segments de bas en haut. Le plus inférieur va de la masse commune aux apophyses transverses des vertèbres lombaires supérieures et aux 6ème et 9ème côtes inférieures.

 Fonctions de ces muscles :

fig : fonction des muscles

  • Le grand oblique :

Le bassin étant fixe, s’il agit d’un seul côté, il participe à la flexion latérale du tronc et à la rotation du côté opposé.

S’il agit des 2 côtés, il participe à la flexion du tronc en avant. Par ailleurs il abaisse les côtes à l’expire.

  • Le petit oblique :

Le bassin étant fixe. S’il agit d’un seul côté, il participe à la flexion latérale et à la rotation du tronc du même côté.

S’il agit des 2 côtés, il participe à la flexion du tronc en avant. Par ailleurs il abaisse les côtes à l’expire.

Ces 2 muscles peuvent avoir une action synergique dans l’inclinaison latérale, les 2 muscles du même côté agissent. Dans la torsion ou rotation du tronc, le petit oblique d’un côté conjugue son action avec le grand oblique de l’autre.

  • Le muscle transverse :

Ses fibres sont circulaires. Elles jouent un rôle dans la constriction de l’abdomen. Quand les 2 côtés se contractent à l’expire le diaphragme est chassé vers le haut.

  • Le muscle grand droit :

Il est fléchisseur du tronc sur lui même, n’ayant aucune attache sur le fémur. Il rapproche le thorax du bassin si celui ci est fixe ou le bassin du thorax si celui ci est fixe (par exemple en position allongée dans la préparation de sarvangsana)

  • Le psoas iliaque :

Si le bassin est fixe, il fait la flexion du membre inférieur.

Si le fémur est fixe, il participe à l’ante version du bassin.

  • Les carrés des lombes :

La résultante de leur action est le redressement de la colonne lombaire.

  • Les spinaux :

Ils ont une grande action dans l’extension du dos. Ils participent aussi à l’inclinaison latérale.

Les modélisations :

Il en est en anatomie comme ailleurs, les modélisations se suivent, chacun tentant de percer le mystère et tout le monde s’approche de la vérité.

fig : le tube tuteur

Ainsi nous pouvons lire dans le livre du Dr de Sambucy paru dans sa 1ère édition en 1946 : « Ce tube tuteur de muscles et d’os est une sorte de cylindre dont la partie la plus forte en arrière est la colonne vertébrale, poutre maîtresse de tout l’être humain. » Puis il nous fait part des travaux de Cruvellier, fondateur de l’anatomie pathologique au début du siècle. « Ce 1er dessin représente la juxtaposition de 2 cylindres qui, réunis, forment le tube tuteur. En avant se trouve le cylindre végétatif, en arrière le cylindre animal. Végétatif veut dire viscéral, organes, tissus mous, parenchymes. Animal veut dire ostéo ligamenteux, dur, musculaire, locomoteur. »

  fig : l’ emplanture (de la colonne dans le bassin, du mat dans la coque)

Puis nous trouvons des auteurs comme G.Bordier qui, dans son livre « Anatomie appliquée à la danse »en 1984 vont nous dire « parlons de la stabilité du tronc, indispensable pour permettre aux muscles moteurs des membres de prendre appui dans l’exécution des mouvements. Voyons d’abord l’amarrage profond de la colonne vertébrale(ou mât sur l’emplanture) comme des haubans amarrés à des points solides qui comblent la région lombaire profonde entre la musculature antérieure et postérieure, en arrière le carré des lombes, en avant le psoas iliaque, en bas le pyramidal, assurent le sacrum au fémur.

  Pourtant L.Busquet, chez qui nous verrons tout à l’heure une autre modélisation, nous dit en 1995 dans le tome 2 de son travail sur les chaînes musculaires. « Arrêtons de parler de haubanage musculaire comme facteur principal de la statique vertébrale ! c’est un non sens et cela dénote l’absence de compréhension de l’anatomie et de la physiologie humaine ». Nous voilà bien perplexes !En fait , à dire vrai, la notion de haubans peut paraître un peu rigide mais nous retrouvons tout aussitôt l’image de la vie et du mouvement quand G.Bordier nous parle du danseur qui sans cesse retrouve d’un pas à l’autre cet axe vertical de la jambe d’appui, telle la « quille d’un navire » . Il s’agit d’un navire en mouvement qui danse sur les vagues.

fig :   mouvement global pour une bonne position du buste

 Ces haubans même s’ils sont indispensables pour la stabilisation, ne peuvent rendre compte de la force qui stabilise le bassin tout en lui donnant de l’élan c’est pourquoi elle nous propose une nouvelle image, celle de deux mains puissantes qui soutiendraient le corps en le propulsant vers le ciel, l’une antérieure au niveau de la nappe des abdominaux, l’autre postérieure au niveau du ruban allongé des spinaux. La première en avant dans le bas du corps, en soutien vaste et large, la deuxième en arrière et sur toute la hauteur de la colonne, en suspension l’ attirant vers le ciel.

fig :  la montgolfière

L’image de la Montgolfière se profile peu à peu. Le bassin doit être stable, et comme suspendu, sinon toute la pesanteur du tronc s’appui sur lui et entrave le fonctionnement du membre inférieur. Grâce à la force du haut du corps, du thorax , la partie inférieure peut être redressée. Prenant une posture assise, la colonne s’élevant sans tension, nous sentons  aisément que à chaque inspire les nappes musculaires qui joignent le thorax et le bassin se laissent étirer comme les cordes qui rejoignent le ballon de la Montgolfière et la nacelle, celle ci restant suspendue souplement.

Une fois le bassin bien stabilisé, le redressement de l’axe vertébral devient de plus en plus aisé dans la durée, il se développe par lui même, tel la tige d’une plante attirée vers la lumière qui monte dans la vigueur de son élan de vie.

fig : Le Bonhomme Michelin :

B/ Les caissons hydro aériques et la statique :

Nous ne le voyons plus ce « Bonhomme Michelin » le long des routes, gonflé à l’hélium comme un ballon d’enfant et retenu sur la terre par des ficelles alors qu’il rêve de s’envoler dans le ciel bleu. Dés qu’il commence à se dégonfler, il s’avachit. Dés que le souffle n’est plus en place, l’élan de la posture nous quitte.

fig : les caissons

Nous sommes construits sur un déséquilibre antérieur, dans nos os et dans nos articulations, comme si la Nature avait prévu qu’à l’instant même où nous aurions envie de nous mettre debout, nous aurions envie de nous mettre en route. Ce déséquilibre est compensé par le jeu des pressions dans les caissons situés à l’avant du corps.

Tout se passe comme si nous avions 2 caissons superposés l’un pneumatique, au niveau du thorax, domaine du souffle et de l’air où il ne fait pas bon vivre s’il devient le domaine de l’eau ( bronchite, pleurésie). L’autre domaine de l’eau, des liquides digestifs, qui se met à mal fonctionner si les gaz augmentent à son niveau. La plèvre enveloppe et revêt le caisson supérieur, le péritoine enveloppe et revêt le caisson inférieur et permet la capitalisation des organes, c’est à dire qu’ils sont pour une grande partie d’entre eux dans le même caisson à une même pression.

Le diaphragme régule par ses mouvements les pressions entre les 2 volumes. Si les parois sont suffisamment toniques, le corps trouve là une sorte d’appui pour contrebalancer sa tendance à la chute en avant. Il est bien clair que si ces volumes deviennent anormaux, les conséquences ne tarderont pas à se faire sentir et au lieu d’être des éléments qui aident, ces volumes deviendront des éléments de contrainte. La charpente osseuse sera encore plus attirée en avant, les fascias et les muscles postérieurs dédiés à la statique seront sollicités en permanence pour faire du « rappel » d’où les tensions, les contractures, les douleurs dans les chaînes musculaires dédiées à la statique et au mouvement. Peu à peu le corps va s’adapter à cette nouvelle situation. Il accepte d’être déformé plutôt que de souffrir en permanence, car la lutte est douloureuse et fatigant.

fig : la musculature profonde

Une dernière histoire de vagues : la force qui monte comme dans la tige de la plante, d’où vient elle ?

Nous avons tous regardé la mer. Nous avons tous admiré la force des vagues venant balayer une digue. Nous avons aussi observé le jeu des forces contraires, les vagues de ressac retournant à la rencontre des vagues venues du large. De cette rencontre naissent des gerbes d’écume qui jaillissent vers le ciel.

 fig : les acteurs du redressement

Un bon appui d’un pied éveillé (tripode) sur le sol, va stimuler la ligne de jambe dans l’axe et solliciter les ischio jambiers et les grands fessiers (verticalisation de l’hélice à 2 pâles). Souvenons nous là des ischio jambiers en tant que brin inférieur de la poulie, et des grands fessiers en tant que rotateurs externes et stabilisateurs de l’articulation de la hanche(étirement du ligament antérieur). La pâle inférieure étant mobilisée, la pâle supérieure l’est forcément aussi ! Le brin inférieur joue donc avec le brin supérieur de la poulie, les grands droits qui ont alors un rôle ascensionnel dans leur contraction isométrique puissante, ils participent grandement au tube tuteur. Ne perdons pas cette excellent occasion pour nous souvenir que sortir de la posture est aussi intéressant que d’y entrer pour l’apprivoisement des muscles. Ici en effet, les grands droits aident à l’élan alors que d’habitude nous lisons que par leur contraction ils rapprochent le thorax du bassin.

Nous retrouvons là, le travail du sculpteur faisant une figurine en argile. S’il l’allonge de trop, dés qu’il lâche la force qu’il prête à la glaise, tout s’effondre. Un étayage par une force horizontale est le bienvenu pour donner de la tenue à la figurine.

Une force horizontale vient à notre aide, la nappe des abdominaux joue sur la base des grands droits et les sangle plus fortement d’avant en arrière leur donnant un point d’appui pour s’étirer vers le haut. Les vertèbres lombaires sont repoussées et se verticalisent. Le psoas s’allonge et n’enselle plus les lombaires, d’autant qu’il n’est pas ici dans sa fonction de plier les jambes sur le tronc puisque ici les jambes sont verticales et dans le même axe que le tronc. Le psoas arqueboute les lombaires quand il a besoin de faire un effort et donc il anteverse le bassin, il fait se cambrer quelquefois même, par habitude d’attitude. Sinon, dans la verticalité, il peut se laisser étirer en course longue et joue alors sur l’arrière avec le carré des lombes. Ces 2 groupes, étant étirés, participent au travail des abdominaux et des spinaux.

Le psoas a déjà été averti par la rotation externe des grands fessiers. Elle sollicite les antagonistes, le groupe de l’angle : moyen fessier, pyramidal, obturateur interne, carré crural.

Le jeu de la rencontre de la force postérieure venant du sol : tripode du pied, triceps sural, ischiojambiers, grand fessier et de la nappe antérieure des abdominaux fait réveiller la force du milieu comme dans les vagues. Les spinaux profonds sont alors alertés et font monter la force dans l’axe.

Le carré des lombes avec ses fibres dans les 3 directions joue un rôle de stabilisateur. La teneur de ses fibres lui permet d’assurer un travail prolongé et équilibré. Sa contraction bilatérale évite toute inclinaison à droite et à gauche. La gerbe des muscles antérieur des abdominaux fait face à la racine de la gerbe des muscles spinaux qui jaillissent à leur tour entraînant l’élan du thorax.

Finalement nous voyons que curieusement les images nouvelles rejoignent les anciennes….Tube tuteur et cylindre végétatif, chaînes musculaires et caissons hydro pneumatiques, bateau avec quille et haubans, chacun s’approche à sa façon de la réalité.

L’harmonie de la contention est indispensable.

Nous voyons bien ainsi comment le système locomoteur est en dialogue permanent avec tout le système viscéral des grandes fonctions, digestives, respiratoires en particulier.

/ Dans les conditions optimales, tout est simple. La paroi souple et tonique avance et recule, s’expend et se reserre au gré du rythme respiratoire. Il y a une harmonie, une conivence entre le contenu et le contenant. La nappe des abdominaux pourrait être comparée à un trempoline. L’aponévrose centrale étant la toile du trempoline, les muscles souples représentant les élastiques, les zones d’insertion musculaire, le cadre de maintien. Tant que le muscle est bien fonctionnel, le souffle va et vient sans  problème.

/Par contre la qualité du système peut se détériorer facilement.

.Le contenu peut changer de qualité. Nous avons remarqué que le bien être digestif est quelque chose qui se cultive. En fin de journée il est fréquent de remarquer que le ventre « gonfle ».Ceci peut être dû à la fatigue et au stress, mais aussi à ce qu’on a mis dedans. Le sucre, agent superbe de fermentation est en particulier largement utilisé lors des journées éprouvantes…. Ce qui à court terme console, n’arrange rien à moyen et à long terme….

A la longue, après des jours et des mois de mauvaise utilisation ce système digestif va devenir encombrant pour la paroi qui risque d’être débordée.

Il est vrai que nous ne sommes pas égaux dans la qualité de nos tissus. Certaines personnes vont retrouver un ventre plat très rapidement après une grossesse. Pour d’autres ce sera plus difficile.

.Le contenant change aussi de qualité :

L’élastique du trempoline n’est plus aussi élastique et la fibre musculaire quand elle est mal entretenue a tendance à s’étioler et à se scléroser ensuite. La toile du trempoline elle même va changer de texture. Le ventre prend un aspect en besace, rempli par les viscères.

.De plus, telle une rivière stagnante qui va se charger d’alluvions dans tous ses méandres alors que le torrent impétueux emporte la moindre brindille, notre paroi s’empâte. Cette zone est apte à abriter un panicule adipeux considérable tant dans la profondeur (tablier épiploïque) qu’à la superficie. Ce panicule rend la paroi encore moins mobilisable.

Que dire alors de la qualité respiratoire, et de tuteur d’une telle structure ? c’est un cercle vicieux qu’il faut rompre à tous prix.

Cette hypo-vitalité chronique des abdominaux devient  un gros facteur de fatigue au lieu d’être « une machine à faire du bien » grâce à une bonne respiration automatique et à une bonne qualité de tube tuteur.

Le bonheur d’un bon gainage :

/Il suffit de ressentir le bien être procuré par un bon gainage pour être convaincu de son utilité. Pour cela nous pouvons nous livrer à une petite expérience. En pratiquant Uddiyana Bandha, nous expirons et en fin d’expire nous accompagnons volontairement la paroi abdominale qui rentre. Nous percevons très bien la pression basse ainsi créée dans l’abdomen. L’effet de cette basse pression se fait sentir dans le thorax jusqu’à la base du cou. Si au lieu de reprendre le souffle, nous nous redressons « à vide » , nous sentons le tube tuteur, le gainage de qualité. Nous pouvons alors un instant savourer cette nouvelle statique et emmagasiner cette sensation dans notre bibliothèque personnelle. Ce point de repère est une image forte pour le corps qui saura bien la retrouver. Relâchant doucement la paroi nous reprenons un inspire qui est alors très vaste et bien placé dans l’aisance.

/Le corps aime les mouvements simples et spontanés. C’est lui qui s’exprime sans être sous la férule du mental. Une autre expérience va nous permettre d’acquérir un outil simple et efficace.

Un ami vient vers vous et vous annonce une excellente nouvelle, inattendue. Que faites vous ?….. « Ah !!! » l’Étonné ! Nous sentons comme un jaillissement spontané de tout notre être. L’élan part de notre plante de pied comme si nous allions sauter de joie ou nous mettre à courir et se transporte jusque dans notre regard et dans notre sourire.

Dans cette aventure nous observons en particulier  l’ouverture du soufflet sous thoracique, cette zone souvent fermée, comme le soufflet d’un accordéon qui ne chante pas. Cette zone si souvent fermée qu’elle devient comme empâtée par un replis adipeux et ,si elle est trop sous utilisée, il peut même à notre insu s’y former des sortes de petites adhérences qui maintiennent la cage thoracique en position basse, fléchie, atone. Quel effort les pauvres muscles spinaux auront ils à fournir pour soulever tout cela ! Encore une fois faisons l’étonné et apprécions ! Nous avons vu en fait ce qui se passe dans cette zone. L’insertion des abdominaux par des digitations musculaires entrecroisées dans la profondeur avec celles du diaphragme , en avant avec celles du grand dentelé, en arrière avec celles du grand dorsal. Un vrai carrefour ! un véritable échangeur où passe à flot la vitalité. Nous pouvons sortir cet outil dans toutes les postures pour participer à la fois avec le muscle et le souffle à la mise en place finale de ce que nous pouvons faire de mieux «  ici et maintenant ».

En fait qui suis-je quand je pratique ? suis-je la mer, suis-je l’esquif ou la Montgolfière ou la plante ou ce petit bonhomme suspendu entre terre et ciel? Chaque expérience, chaque image peut surgir tour à tour, nous permettant de vivre notre stabilité et notre élan autour d’un bassin bien conscient.

C/ APPLICATIONS

Comment ces images peuvent elles nous aider dans notre pratique quotidienne, prenons quelques exemples :

Uttanasana : la pince debout.

fig : uttanasana

Dessin de l’enchaînement classique pour y arriver avec le bonhomme

Ce n’est certes pas par hasard que cette posture est placée en début de la pratique. Elle permet d’étirer toutes les chaînes musculaires autant statiques que dynamiques et d’entrer dans l’axe antéro-postérieur. Plus l’inspire en levant les bras sera ample et dynamique, plus la flexion en avant aura d’amplitude .Ensuite le travail à l’aide du souffle et du lâcher prise en s’abandonnant à l’effet de la pesanteur va faire progresser la posture au fur et à mesure que les différents éléments mis en jeu vont se laisser étirer.

Nous pouvons aussi entrer dans un autre lieu d’écoute :une posture à quatre pattes

Dessin en inspire et en expire avec les muscles et les points d’appui des 4 pattes

Lorsque nous pouvons poser fermement les mains au sol, ou sur des petits blocs placés au bord externe du pied, nous entrons dans le dialogue entre les quatre points d’appui et l’élasticité de tout le corps. Les deux mains et les deux pieds deviennent pesants et présents sur le sol, comme des pattes de gueko qui marcherait sur un mur, ou comme le pied d’une algue accrochée à son rocher qui se laisserait mouvoir par les vagues.

Sur l’inspire : l’air emplit le thorax, le torse s’allège et il est soulevé, dépliant le soufflet sous thoracique, redressant la colonne vertébrale, plaçant le bassin en extension et anteversion.

Le centre de gravité est alors déplacé, il glisse vers l’avant pied, l’ensemble de la jambe s’étire. L’élan est trouvé au niveau des mains qui sont solidement implantées au sol, bien positionnées dans leurs axes parallèles, bien étirées pour que pas un seul maillon de la chaîne musculaire, pas une seule fibre ne soit oubliée.

Sur l’expire : l’air quitte le thorax, la tête et le tronc se rapprochent des cuisses, l’angle formé par le tronc et les membres inférieurs se ferme. Le centre de gravité se déplace vers l’arrière, les jambes restant très étirées «  comme des bâtons »vont être un peu penchées vers l’arrière, le plis sous fessier s’ouvre de plus en plus, étirant l’attache des ischio-jambiers, le bassin étant ainsi libéré va pouvoir tourner de plus en plus, se verticaliser, mais cette fois, c’est la pâle inférieure de l’hélice qui est en haut et les ischions pointent vers le ciel. Dans un second temps l’élan vient cette fois d’une légère mais ferme poussée sur la pulpe des doigts et de la paume de la main. Si le travail est strictement équilibré, des deux côtés, les deux omoplates sont mises en alerte par les bras qui sont étirés et tendus comme des bâtons. Tout se passe comme si nous avions deux bras de levier très longs, et plus ce bras est long plus la force est douce et puissante. Les omoplates se mettent à pousser doucement , fermement, lentement sur le haut du dos, l’élasticité globale des muscles de la région va recruter le trempoline aponévrotique de la zone dite «  ingrate » et l’angle va se fermer, le tronc se trouve alors plaqué sur les cuisses comme si une personne bienveillante venait prêter main forte pour entrer dans la posture.

fig : la zone ingrate

Les mains peuvent ensuite être déplacées de plus en plus vers l’arrière. Tout ceci est un travail aussi précis qu’un réglage de voiles, à quelques centimètres prés la force du vent emmène de mieux en mieux le bateau . Sur le plan musculaire, tout se passe comme s’il s’agissait de deux équipes qui forent une montagne pour creuser un passage, l’une attaque vers le nord, l’autre vers le sud, puis elles se rencontrent et le nouveau chemin est créé. Ainsi le travail dans le bas du dos, et dans le haut des jambes se fait peu à peu jusqu’au point de rencontre.

Ardha uttanasana :

 fig : les acteurs du penché en avant

Dans cette posture à 90 degrés nous retrouvons le dialogue haut-bas. Le bassin étant bien stabilisé, le tronc peut fléchir en restant étiré. Le travail de la musculature antérieure évoque, comme nous l’avons vu plus haut , une large main qui soutient au niveau abdominal, le travail de la musculature postérieure celui d’une main qui redresse. Les disques s’en trouvent « aérés » et l’étirement dans les jambes est allégé.

Progressivement les ischio jambiers se contractent en élongation, puis le moyen fessier, le pyramidal, l’obturateur interne, le carré crural. Le grand fessier tonique permet de garder le bassin bien stable, dés lors le carré des lombes et les spinaux peuvent travailler au redressement dans la flexion antérieure. Sur les inspires le tronc remonte légèrement comme mû par sa propre force, le centre de gravité avance légèrement, sur les expires la musculature postérieure des jambes se laisse de plus en plus étirer le centre de gravité recule un peu.

Trikonasana :

Que ce soit la posture en flexion latérale ou celle en torsion, ces deux postures debout font appel à un travail intense et harmonieux des deux chaînes musculaires croisées. En effet la chaîne croisée postérieure, chaîne d’ouverture est fortement sollicitée d’un bout à l’autre, exigeant en particulier un placement du pied à la fois solide et léger, toute la pression de la chaîne ne venant pas « s’enquiller » dans le contact au sol. Pour que la chaîne d’extension soit bien placée, ceci requiert une voûte plantaire tonique et donc une bonne présence à la base du gros orteil et à la base du petit orteil pour que l’arche transversale antérieure du pied soit également bien éveillée. Cette posture demande la même présence dans le tronc que dans la précédente car le travail dans les jambes qui sont déjà sollicitées en hyper extension  doit absolument être allégé.  La chaîne croisée antérieure quant à elle vient assurer la flexion du tronc. Le dialogue constant entre les deux chaînes se fera au fur et à mesure que les possibilités d’extension se mettent de mieux en mieux en place, c’est pourquoi il peut être bien judicieux de passer par un stade peu fléchi et en appui pour que le corps prennent la mesure du travail respectif des deux chaînes plutôt que de le mettre directement en charge et en flexion alors que les jambes sont trop faibles. Il serait ici trop long de détailler tout le trajet musculaire sollicité dans cette posture, l’observation attentive des trajets proposés par L Busquet sur les shémas ci joints nous donnera un bon aperçu de ce qui se passe. Chaque segment est à reconsidérer en ce qui concerne ses possibilités d’extension, en particulier au niveau du pied.

  fig : les chaînes musculaires (d ‘après Busquet)

En quelque sorte le bassin permet à la force de passer de la ligne para sagittale de la colonne à la ligne médiane de jambe d’une part, et d’autre part de l’avant du corps à l’arrière(psoas iliaque/demi membraneux) et de l’arrière à l’avant(fessier/droit antérieur du quadriceps).

Il s’agit donc d’une plate forme de distribution harmonieuse.

Siddhasana :

Dans cette posture d’assise nous retrouvons une excellente observation du travail musculaire des groupes de la hanche et de ceux du tronc. Les membres inférieurs étant placés en flexion, abduction, rotation externe, nous avons là une grande stabilité à condition que l’ensemble des chaînes musculaires permette au dos de s’élancer dans la verticalité. Sinon, les genoux restent loin du sol et le bas du dos s’arrondit. Il est donc très favorable de placer un petit socle sous le bassin. Celui ci va permettre une antéversion des os iliaques et la dépose des genoux au sol. La flexion devenant moins intense, cela va permettre à l’abduction et à la rotation externe de se parfaire.

Les mains étant posées sur les genoux, ceux ci se stabilisent et le contact avec le sol s’établit sur le triangle qu’ils forment avec le coccyx. Nous retrouvons l’image  du ballon qui flotte à la surface de l’eau, il ne s’enfonce pas, il ne s’envole pas. Avec les instants qui passent, le poids du corps sollicite le socle qui se dépose de plus en plus étroitement, la force qui passe par les genoux en avant de la colonne, et celle qui passe par les pointes des ischions et le coccyx en arrière, montent et se rencontrent sur l’axe du tronc. A un moment le corps perçoit cette force de réponse du sol, il perçoit qu’il est porté. Peu à peu, comme pour le ballon, les différents éléments s’équilibrent et la colonne commence à se dresser vers le ciel avec une infinie délicatesse, avec la même précision et le même soin que l’antenne de l’escargot qui part explorer son nouvel espace. Dans cette forme pyramidale qui nous évoque facilement le Mont St Michel entre vasière et lumière, nous nous retrouvons comme lui, suspendus hors du temps linéaire, « en-chantés » et « ravis » c’est à dire, faisant chœur avec le chant du monde et enlevé de notre lieu habituel.

CONCLUSION

   LE BASSIN : PLAQUE TOURNANTE ou OBSTACLE

Les muscles d’une région du corps travaillent souvent par groupes : les adducteurs, les ischio-jambiers, les spinaux…. Ils sont aussi reliés d’un étage à l’autre en chaînes musculaires qui organisent nos postures en statique comme en dynamique : chaînes d’ouverture ou de fermeture par exemple. Ces chaînes ont des points d’accrochage sur le bassin, zone carrefour des forces montantes et descendantes, des forces de droite et de gauche.

A travers la pratique de postures et tout particulièrement l’observation des structures en jeu, nous cherchons à comprendre et ressentir le dialogue permanent entre  les différentes chaînes musculaires et le bassin, plaque tournante facilitante  ou obstacle à l’évolution du mouvement.

Nous avons tous de nouvelles zones à découvrir, à mieux conscientiser, sachant bien que chaque pas nous ouvre de nouveaux horizons. Chaque placement dans des axes purs fait dissoudre les tensions et nous fait baigner dans des zones de calme infini. Nous tournons sans cesse autour de notre centre avec le désir profond d’être vrai envers nous-mêmes. Nous cherchons à garder la mémoire du but, c’est à dire le besoin de faire entrer toujours plus de lumière.

 Cette plongée au cœur du vivant élargit notre regard du fait même de la finesse de nos observations.

Puissent ces instants de pratique faire tâche d’huile dans notre vie quotidienne…..

post scriptum : Ce texte met en avant une recherche de la compréhension anatomique des postures qui, bien que un peu ardue pour certains , reste bien utile si l’on veut bien interprêter les sensations qui sont notre guide pour faire évoluer la qualité de notre proprioception (6° sens). Un autre volet viendra compléter cette exploration allant cette fois de façon prioritaire vers le vécu de la posture ……à suivre

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