POÈMES



De Lui, je suis venu à vous tous vous parler,
De la façon de L’enchâsser en votre coeur,
De la discipline qui amène sa grâce.
Si vous êtes de ceux qui m ‘avez demandé
De vous acheminer jusqu’à mon Bien-Aimé,
Je vous avertirai, de mes pensées muettes,
Ou vous reprendrai, d ‘un doux regard éloquent,
Vous parlerai tout bas, à travers mon amour,
Ou, d’une forte voix, vous dissuadrai,
Quand, égaré, de Lui vous vous éloignerez.
Mais lorsque je serai souvenir seulement,
Ou image mentale, ou voix silencieuse,
Que terrestres appels ne sauront révéler
Ma demeure secrète en l ‘espace insondé,
Que vaines prières, qu’ordre à voix de stentor,
Ne sauront m ‘inciter à donner de réponse,
Je sourirai en vous, quand vous aurez raison,
Et quand vous aurez tort, les larmes me viendront,
Et, mes yeux dans le noir vous distinguant à peine,
Peut-être que mes pleurs jailliront de vos yeux.
Et je murmurerai dans votre conscience,
Et je raisonnerai avec votre raison,
Et j’aimerai autrui à travers votre amour.
Quand vous ne pourrez plus avec moi converser,
Relisez mes « Murmures de l ‘Éternité »:
Éternellement, par eux, je vous parlerai.
A votre insu, je marcherai à vos côtés 
Et vous protègerai de mes bras invisibles.
Dès que mon Bien-Aimé sera connu de vous,
Et que vous entendrez sa voix dans le silence,
Vous me re-connaitrez, de façon plus tangible
Que vous m ‘avez connu en ce monde ici-bas.
Cependant, quand pour vous je ne serai que rêve,
Je viendrai vous rappeler que vous, aussi, n’êtes
Mais qu’un rêve de mon céleste Bien-Aimé,
Et, lorsque vous saurez que vous n ‘êtes qu’un rêve,
Tout comme je le sais moi-même maintenant,
En Lui, nous serons tous à jamais éveillés.

QUAND JE NE SERAI QUE RÊVE (PARAMAHANSA YOGANANDA)

La flamme du sourire
Brille de toute sa clarté
Lorsque la tempête des soucis
Cesse de souffler.
Le sourire du coeur
Est un miel rare
Que fabriquent les abeilles 
De la ruche de mon âme.
Le sourire est la perle rare
Que recherchent ceux qui sont tristes.
Dans leur inquiétude sans raison
Ils s ‘éloignent du Dieu du sourire.
Le sourire est la marque 
De reconnaissance des amis
Qui se cherchent
Dans la jungle de la vie.
Le sourire panse les plaies
Des blessures du passé
Et protège des microbes
Des soucis de la haine.
Le sourire est un chant oublié
Que connaissent les oiseaux de l’âme,
La flûte de l’âme
Joue la musique du sourire.

Dieu du sourire Babacar Khane,

Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup,
Il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir celui qui le donne,
Il ne dure qu’un instant, mais son souvenir est parfois éternel,
Personne n’est assez riche pour s’en passer,
Personne n’est assez pauvre pour ne pas le mériter,
Il crée le bonheur au foyer, soutient les affaires,
Il est le signe sensible de l’amitié,
Un sourire donne du repos à l’être fatigué,
Donne du courage au plus découragé
Il ne peut ni s’acheter, ni se prêter, ni se voler,
Car c’est une chose qui n’a de valeur qu’à partir du moment où il se donne.
Et si toutefois, vous rencontrez quelqu’un qui ne sait plus sourire, soyezgénéreux donnez-lui le vôtre,
Car nul n’a autant besoin d’un sourire que celui qui ne peut en donner aux autres.

POÈME DE RAOUL FOLLEREAU